Josette Erramoun, toujours à l'œuvre dans son restaurant de la rue des Basques, lors de la préparation des Fêtes 2024 © K. Danjoux 

Mémoire, Patrimoine

Josette, l'être qui nous manque

Depuis quelques jours, la rue des Basques semble dépeuplée. Ce seul être manquant, c'est elle, Josette, ancienne cuisinière et propriétaire du Bar du marché, où tant d'habitués se retrouvent à déjeuner, autour d'une cuisine simple, de terroir et tellement goûteuse.

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Josette Erramoun était une référence pour beaucoup. Travailleuse, agréable, audacieuse, bascophone, elle faisait l'unanimité. Sa disparition au matin du 16 mai a fait l'objet d'hommages divers et sincères : associatifs, politiques, médiatiques... Sa présence rassurait, elle incarnait le bon sens et la loyauté, et l'on pouvait toujours compter sur elle pour contribuer à une embellie sociale. En 2024, elle apportait son témoignage à la série lancée par la municipalité Pour que la Fête soit plus belle !, en rappelant à tout un chacun ce qu'était le savoir-Fêtes, un savoir-être empreint de convialité certes, mais aussi de dignité. Cet art de vivre était d'ailleurs chez elle un maître mot, elle qui venait d'un modeste milieu, avait gagné sa vie comme employée de maison, puis cuisinière, avant que son patron ne lui propose de reprendre le restaurant. Elle y aura passé des décennies, avant de transmettre l'affaire à son fils, aujourd'hui gérant.

Une géante

Bonne idée : un jour de préparation des Fêtes de Bayonne, quelqu'un a judicieusement proposé que Josette ait sa géante des Fêtes, un personnage qui défilera avec la cour du roi Léon lors des Fêtes traditionnelles de la capitale du Labourd. Elle l'a eue. Bien vue, en effet, car loin des paillettes et des feux de la rampe, cette dame est de celle dont on se souviendra.
Elle continuera donc, une fois l'an, à retrouver les festayres qu'elle appréciait et qui le lui rendaient bien. Agur eta ohore, anderea!*

*Adieu et honneur, madame!